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Mode de rémunération des médecins au Canada : comprendre votre paie et les prélèvements effectués à la source Guide pour les diplômés intern

Si vous avez obtenu votre diplôme en médecine à l’étranger et que vous avez déménagé au Canada pour exercer la médecine, vous devez comprendre le mode de rémunération des médecins au Canada et les prélèvements effectués ou non à la source.

Si vous devez reprendre votre résidence après avoir immigré au Canada, votre chèque de paie ressemblera à celui de la plupart des Canadiennes et Canadiens : un salaire mensuel fixe duquel seront déduits à la source l’impôt provincial et fédéral, les cotisations au Régime de pensions du Canada (RPC) et les primes d’assurance emploi (AE).

Lorsque vous aurez commencé à exercer, toutefois, votre mode de rémunération sera probablement bien différent. Si les médecins qui travaillent dans des établissements d’enseignement, des centres de santé communautaires et des hôpitaux reçoivent un salaire fixe, la majorité des médecins exercent leur profession en solo ou au sein d’un petit groupe et sont considérés comme des travailleurs autonomes. Ils sont rémunérés à l’acte, c’est-à-dire qu’ils facturent au ministère de la Santé de leur province des honoraires pour chaque patient reçu en consultation et pour les soins prodigués.

Cela vous semble compliqué? Un peu, mais nous sommes là pour vous aider!

Rémunération brute et rémunération nette

Dans le modèle de rémunération à l’acte, un médecin peut aisément prévoir quel sera son revenu brut. Ensuite, la situation se complique un peu. Ce revenu brut sert en effet à payer le loyer du bureau, l’achat et l’entretien de l’équipement nécessaire, le salaire du personnel de soutien et administratif, les primes d’assurance professionnelle, les droits d’adhésion aux associations professionnelles, le permis d’exercice et finalement, les dépenses personnelles du médecin.

Et, bien sûr, au bout du compte, il faut produire une déclaration de revenus et payer l’impôt. Comme vous êtes considéré comme un travailleur autonome, aucun impôt ni aucune autre déduction ne sont prélevés sur les paiements que vous recevez. Il vous appartient donc de payer le montant estimatif de vos impôts à l’Agence du revenu du Canada (ARC) sous la forme d’acomptes provisionnels trimestriels en mars, juin, septembre et décembre de chaque année et, le cas échéant, le solde exigible au plus tard le 30 avril de l’année suivante.

De plus, en tant que médecin travaillant à votre compte, aux yeux du RPC vous êtes à la fois un employeur et un employé et vous devez donc payer le montant total de la cotisation obligatoire au Régime de pensions du Canada (6 999,60 $ en 2022).

Vous devrez aussi payer certaines dépenses d’ordre professionnel : formation continue, droits exigés pour passer les examens en vue d’obtenir votre permis d’exercice et droits annuels pour le maintenir en vigueur.

Vous devrez également vous assurer : assurance contre la faute professionnelle, assurance des biens et éventuellement, assurance invalidité pour protéger votre revenu en cas d’invalidité temporaire. Finalement, vous devrez également payer vos droits annuels d’adhésion aux associations et sociétés professionnelles.

Une fois toutes ces dépenses payées, l’argent qui reste est votre rémunération nette.

Survol des déductions

Vous avez la tête qui tourne?

La bonne nouvelle est qu’en tant que travailleur autonome, vous pourrez déduire un bon nombre de ces dépenses et que vous aurez aussi droit à plusieurs crédits d’impôt, ce qui réduira votre fardeau fiscal.

Par exemple, si un médecin de famille tire de la rémunération à l’acte environ 310 000 $ par année et doit engager des dépenses d’environ 85 000 $ (pour la plupart déductibles), il lui reste un revenu imposable net d’environ 225 000 $.

EN SAVOIR PLUS : Déductions fiscales : à quoi ont droit les médecins travailleurs autonomes?

Ensuite, le médecin a aussi droit à des déductions personnelles. Par exemple, la moitié des cotisations que vous versez au Régime de pensions du Canada sont déductibles (ce qui diminue votre revenu imposable) et l’autre moitié peut donner droit à un crédit d’impôt (ce qui réduit l’impôt exigible).

Les médecins travailleurs autonomes peuvent également réduire leur facture d’impôt en versant des cotisations déductibles d’impôt dans un régime enregistré d’épargne retraite (REER).

Mais ce n’est pas tout!

Vous souhaiterez peut-être aussi exercer votre profession à l’intérieur d’une société médicale. Ce choix compliquera un peu votre planification financière, mais les avantages potentiels sur le plan fiscal et autres vous aideront à conserver une plus grande partie de l’argent que vous avez gagné.

EN SAVOIR PLUS : Comprendre le système fiscal canadien : guide pour les diplômés en médecine formés à l’étranger

Une conseillère ou un conseiller MD* peut travailler avec vous à l’élaboration d’un plan financier efficace sur le plan fiscal qui vous aidera à atteindre vos objectifs financiers.


* « Conseiller MD » désigne un conseiller financier de Gestion MD limitée (au Québec, un conseiller en placement) ou un gestionnaire de portefeuille de Conseils en placement privés MD.

L’information ci-dessus ne doit pas être interprétée comme des conseils professionnels en placements ou d’ordre financier, fiscal, juridique, comptable ou de nature similaire applicables en contexte canadien ou étranger, et elle ne saurait en aucun cas remplacer les conseils d’un fiscaliste, d’un comptable ou d’un conseiller juridique indépendant.