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Médecins résidents : réduire (ou augmenter) la retenue d’impôt sur votre paie

  • Demandez l’application immédiate de vos crédits d’impôt pour augmenter le montant de votre paie.
  • Plutôt que d’en laisser trop au fisc à chaque paie, faites profiter l’argent récupéré en le plaçant.
  • Ou, pour éviter une lourde facture d’impôt à la fin de l’année, faites augmenter l’impôt retenu sur votre salaire.
  • Vous trouverez les formulaires nécessaires dans cet article.

Maintenant que vous êtes médecin résident, vous êtes probablement très heureux d’enfin gagner de l’argent. Mais comme vous le confirmeront les retenues d’impôt sur votre première paie, c’est un bonheur que vous devrez partager!

Même si vous ne pouvez échapper à vos obligations fiscales, il est toutefois possible de gérer le montant d’impôt perçu à chaque paie.

  1. Vous pouvez demander l’application immédiate de vos crédits d’impôt. Ainsi, vous réduirez le montant prélevé à la source par votre employeur et accroîtrez votre revenu disponible en cours d’année. (Si vous utilisez cet argent pour rembourser plus rapidement une dette, vous épargnerez en plus des intérêts.)
  2. Vous pouvez aussi demander à votre employeur d’augmenter le montant des retenues afin d’éviter d’avoir à payer un lourd impôt à la fin de l’année.

Voici comment faire pour trouver un juste équilibre.

Utilisez le formulaire TD1 pour déclarer vos crédits d’impôt de base

Chaque année, le bureau des résidents vous remettra les formulaires TD1 (Déclaration des crédits d’impôt personnels) fédéral et provincial ou territorial. Ces formulaires servent à calculer l’impôt à retenir sur votre salaire. L’employeur les conserve en dossier; vous n’avez pas à les fournir aux autorités fiscales.

Vous trouverez la version à jour des formulaires TD1 fédéral et provinciaux sur le site Web de l’Agence du revenu du Canada. Si vous habitez au Québec, vous obtiendrez le formulaire provincial sur le site Web de Revenu Québec.

Simples à remplir, ces formulaires indiquent clairement les crédits d’impôt offerts. Chaque contribuable a droit à un montant personnel de base au fédéral et au provincial. Ce montant, qui est de 14 398 $ au fédéral pour 2022, est préinscrit sur le formulaire. Si vous ne demandez aucun autre crédit, c’est le seul montant qui sera déduit de votre salaire dans le calcul.

Outre le montant personnel de base, d’autres crédits d’impôt peuvent réduire le montant des retenues à la source. Pensons notamment aux crédits pour :

  • frais de scolarité (année en cours seulement);
  • aidants naturels;
  • personnes à charge admissibles;
  • personnes handicapées.

Si vous ne réclamez pas tous les crédits auxquels vous avez droit, votre employeur retiendra peut-être plus d’impôt que nécessaire. Dans un tel cas, vous récupérerez l’impôt payé en trop quand vous produirez votre déclaration de revenus. Ce choix vous appartient et dépend de votre situation.

Autres crédits susceptibles de réduire les retenues d’impôt

Outre ceux mentionnés sur le formulaire TD1, d’autres crédits d’impôt peuvent réduire le montant de la retenue sur votre salaire.

Ainsi, si vous cotisez à un REER, payez des frais de garde d’enfants ou prévoyez réclamer vos crédits pour frais de scolarité d’années antérieures, vous pouvez demander une réduction additionnelle des retenues d’impôt au moyen du formulaire T1213 – Demande de réduction des retenues d’impôt à la source de l’ARC. Si votre demande est approuvée, votre employeur pourra réduire les sommes retenues.

ÉTAPE SUIVANTE : Évitez de laisser de l’argent sur la table! Consultez le guide Conseils fiscaux à l’intention des médecins résidents au moment de préparer votre déclaration de revenus.

Vous pouvez aussi choisir d’augmenter le montant des retenues

Vous trouverez à la fin du formulaire fédéral TD1 une ligne où vous pouvez demander qu’une somme additionnelle soit retenue sur chacune de vos paies. Il suffit de préciser le montant.

Quoi? Payer plus d’impôt? Mais pourquoi?

Dans certaines situations, il peut être préférable de faire retenir plus d’argent sur votre paie, par exemple, si vous prévoyez faire du moonlighting pour gagner un revenu d’appoint. En augmentant les sommes retenues sur votre salaire de médecin résident, vous couvrirez l’impôt exigible sur le revenu d’appoint issu de ce travail autonome.  

Pour trouver le juste équilibre

Bien qu’un généreux remboursement d’impôt soit toujours bienvenu au mois d’avril, c’est peut-être le signe que votre employeur retient trop d’argent sur votre salaire. Plutôt que de laisser cet argent dans les coffres de l’État, vous pourriez l’affecter, par exemple, au remboursement mensuel de vos dettes. Vous pourriez aussi cotiser régulièrement à un CELI ou à un REER pour accumuler de l’épargne tout au long de l’année.

Mais attention! Si l’impôt retenu sur votre paie est insuffisant, vous risquez d’avoir à payer une somme importante lorsque vous produirez votre déclaration de revenus.

En cas de doute, adressez-vous au service des ressources humaines ou à l’administrateur de la paie. Il est assez facile de modifier vos formulaires TD1 pour trouver le juste équilibre.

Établir une bonne planification financière et fiscale dès le départ est la meilleure chose à faire pour profiter de tous les allégements fiscaux possibles au fil de votre carrière.

À cette étape-ci de votre parcours professionnel, nous vous recommandons une approche équilibrée : réduisez vos dettes d’études et commencez à investir plus régulièrement. Vous vous donnerez ainsi les moyens de concrétiser vos plans d’avenir.

ÉTAPE SUIVANTE : La planification fiscale n’est qu’un des volets d’un plan financier complet. Voici une autre question digne d’intérêt : épargner ou rembourser ses dettes?

Pour obtenir plus d’informations ou des conseils de planification financière personnalisés, communiquez avec votre conseillère ou conseiller MD*.

* « Conseiller MD » désigne un conseiller financier de Gestion MD limitée (au Québec, un conseiller en placement) ou un gestionnaire de portefeuille de Conseils en placement privés MD.

L’information ci-dessus ne doit pas être interprétée comme des conseils professionnels en placements ou d’ordre financier, fiscal, juridique, comptable ou de nature similaire applicables en contexte canadien ou étranger, et elle ne saurait en aucun cas remplacer les conseils d’un fiscaliste, d’un comptable ou d’un conseiller juridique indépendant.