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Les avantages de faire un fellowship avant de passer à la pratique



En fin de résidence, vous vous demandez peut-être si vous devriez suivre une formation complémentaire. À vrai dire, le fellowship comporte à la fois des avantages et des inconvénients. C’est pourquoi nous avons sollicité l’avis d’une personne qui est passée par là.

Le Dr Massimo Petrera est chirurgien orthopédiste et a fait non pas un, mais quatre fellowships (trois effectués au Canada et un aux États-Unis). Son point de vue pourrait donc vous aider à déterminer le meilleur plan d’action pour votre carrière.

Qu’est-ce qu’un fellowship en médecine?

Le fellowship est une formation complémentaire qui permet aux médecins de se spécialiser dans un domaine pointu en lien avec le programme de spécialité dans lequel ils ont étudié durant leur résidence.

C’est l’occasion de parfaire leurs connaissances, d’acquérir une expertise dans leur milieu et de collaborer avec des chercheuses ou chercheurs hautement qualifiés.

« Les fellowships offrent une formation avancée de surspécialité dans un modèle de mentorat et vous permettent de travailler avec d’éminents membres du personnel de recherche, explique le Dr Petrera. Vous étudierez vraisemblablement de nombreux cas complexes, ce qui vous offrira de nouvelles perspectives dans votre domaine d’intérêt.

Comparativement à la résidence, où vous effectuez divers stages dans plusieurs spécialités, le programme de fellowship vous expose à de nombreux cas dans une surspécialité précise. La formation est plus spécialisée.

Sans compter que vous aurez plus de facilité à trouver du travail », ajoute-t-il. Les occasions de réseautage sont nombreuses, et la probabilité de décrocher un emploi dans votre domaine d’intérêt est plus grande.

Admission à un programme de fellowship

Les programmes de formation complémentaire sont offerts aux médecins qui ont terminé leur résidence, et comme les places sont limitées, la concurrence est féroce. Le traitement des demandes diffère d’un programme à l’autre, mais vous pouvez vous attendre à un processus laborieux.

« La demande d’admission à un programme de fellowship est un peu plus fragmentée que la demande de résidence », précise le Dr Petrera. « Dans certains cas, il existe des programmes de jumelage, et dans d’autres, les stages sont directement organisés par le programme. »

Les stages que le Dr Petrera a effectués au Canada étaient directement organisés par le programme de fellowship, et le processus de candidature consistait entre autres à remplir des documents et à passer une entrevue. Le processus d’admission au programme de fellowship américain était un peu différent.

« Pour être admis à un programme de fellowship américain, les candidats soumettent leur demande par l’entremise d’un système de jumelage appelé SF Match, dont le processus est similaire à celui de CaRMS, qui est destiné aux médecins résidents du Canada, explique-t-il. Les coûts associés au jumelage comprennent les frais de participation au jumelage, les frais de candidature au programme, les frais de vérification et les frais de notarisation. »

À prendre en compte : votre situation financière

À l’instar des résidents, les fellows reçoivent une rémunération, qui est toutefois inférieure au salaire d’un médecin membre du personnel. Comme les programmes sont d’une durée de trois à sept ans, c’est long avant de passer à la pratique. Ce qui pourrait retarder le remboursement de vos dettes d’études ainsi que votre épargne pour l’avenir. Il serait donc avisé de tenir compte de votre situation financière avant de vous engager dans un fellowship.

La décision d’entreprendre cette formation rigoureuse et exigeante aura des répercussions importantes sur votre carrière et sur votre vie personnelle. Le Dr Petrera recommande toutefois l’expérience.

« J’ai acquis des compétences et du savoir-faire. J’ai développé mon réseau, et j’ai reçu une offre d’emploi, que j’ai acceptée, avant d’avoir terminé mon fellowship », affirme-t-il.

Si vous avez des questions sur votre passage de la résidence au fellowship ou à la pratique, ou sur l’élaboration d’un bon plan financier qui vous permettra d’assumer les coûts liés à la prochaine étape de votre carrière, une conseillère ou un conseiller MD* vous aidera avec plaisir.

* « Conseiller MD » désigne un conseiller financier de Gestion MD limitée (au Québec, un conseiller en placement) ou un gestionnaire de portefeuille de Conseils en placement privés MD.

L’information ci-dessus ne doit pas être interprétée comme des conseils professionnels en placements ou d’ordre financier, fiscal, juridique, comptable ou de nature similaire applicables en contexte canadien ou étranger, et elle ne saurait en aucun cas remplacer les conseils d’un fiscaliste, d’un comptable ou d’un conseiller juridique indépendant.